Titanium : quand Adobe AIR se fait concurencer par le libre
Dans mon précédent billet, je vous parlais déjà de Titanium. Je décide de vous faire un article consacré spécialement à cette plateforme qui me semble assez prometteuse ou qui, en tout cas, a une sacré ambition. Elle tend tout simplement à concurencer Adobe AIR en recréant à peu près le même environnement, mais diffusé sous licence libre cette fois. De plus, son utilisation est gratuite (redistribution, modification et tout ce qui s’en suit l’est également, bien sûr).
Cependant, certaines personnes ne voient ce genre d’applications, dites RIA (pour Rich Internet Applications), seulement comme de petits gadgets, à cause notament de la multiplication des outils tels que TweetDeck, ou Twhirl. Ces applications arrivent cependant lentement sur le marché, mais ne sont actuellement que dans une phase d’implantation et de découverte pour le public. Ainsi, on ne voit pas encore de réelles grosses applications fonctionnant avec de telles plateformes.
Quoi de neuf ?
Leur intéret premier est de permettre le travail en offline sur des données disponibles sur un serveur. On crée donc une copie en local des données distantes et on met à jour dés que la connexion est disponible. On peut ainsi éviter la perte de données, la perte de productivité, la perte de temps, mais également allégé un peu le serveur en évitant d’enregistrer toutes les modifications inutiles ou en évitant de multiplier les copies « de sécurité » (brouillon par exemple).
L’existant
On connait déjà des applications qui fonctionnent comme cela : Outlook est un des exemples les plus connus. Vous ne traitez pas vos mails directement sur le serveur (comme avec Gmail par exemple), mais vous travaillez sur une copie de vos messages qui est sur votre disque dur. Ainsi, vous ne perdez pas vos données. La seule différence avec les RIA, c’est que avec ces dernières les données sont amenées à être effacées du disque dur.
Plus encore…
Vous n’êtes toute fois pas obligé d’utiliser Titanium seulement pour des applications de ce type. Vous pouvez créer une interface avancée pour intéragir avec n’importe quel service en ligne. Vous disposez ici d’une possibilité de coder en Python et/ou en Ruby en plus de tous les langages du net que l’on connait déjà ((x)HTML, CSS, Javascript).
On peut dire que c’est une sorte de mini-apache super amélioré. Toute votre application est exécutée côté client et va chercher sur le serveur les données dont elle a besoin. Plus aucun traitement n’est fait sur le serveur. Encore un bon moyen de l’alléger. Ainsi, le PHP n’est pas disponible puisque son code s’exécute côté serveur.
Finalement !
Pour tous les développeurs qui souhaitent se plonger dans les applications de demain, c’est certainement une voix à explorer. On voit là-dedans les notions de web 2.0 poussées à leur comble avec des services web maintenant très complets et sans réelle limite.
Enfin, et pour en finir avec les louanges, ce genre d’applications présentent également un avantage non négligeable : elle est multi-plateforme et ne nécessite pas de la recoder pour chaque système d’exploitation ! De quoi ravir tous ceux qui voyagent d’un OS à l’autre.
Avant de terminer totalement, nous avons parler au début du billet de Twitter sur Adobe AIR, il y a une application disponible sur Titanium aussi, nommée Tweetanium. Je vous laisse découvrir les quelques démos.
Etes-vous attirer par ces nouvelles façon de voir le web ? Pensez-vous que c’est une bonne chose, une bonne évolution ?







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